Nous mettons ici en valeur les expertises et/ou découvertes faites dernièrement concernant les peintures et pastels de Degas, des œuvres inconnues ou oubliées qui ressurgissent et viennent ainsi compléter le corpus établi de l'artiste. Si l'histoire de Degas est bien connue, son œuvre est ainsi régulièrement enrichie.
Une découverte majeure qui s'ajoute à notre connaissance de la période italienne de Degas. Cette importante peinture réalisée en 1859 était inédite à ce jour.
Fruit de deux années de recherches historiques, techniques et scientifiques, ce Portrait présumé de la Comtesse de Castiglione, agent secret au service de Cavour, fut envoyée en France pour séduire Napoléon III afin de rallier la France à la cause de l'unité italienne. L'identification du personnage repose sur des analyses physiques, psychologiques et sur les nombreuses photos de Pierson, son photographe personnel ainsi que de Napoléon III. Une histoire personnelle, intime et diplomatique qui ressurgit avec cette nouvelle œuvre de Degas.
Ce pastel et rehauts de gouache exécuté vers 1879 est une variation du monotype "Le Client sérieux" du musée des Beaux-Arts du Canada. L'œuvre, acquise par le collectionneur catalan Julian Bastinos lors de son séjour à Paris entre 1872 et 1900, a connu une histoire mouvementée : confisquée par l'État espagnol en 1934 puis restituée en 1940.
L'authentification repose sur l'analyse des pigments, l'étude de la signature et de solides comparaisons avec d'autres scènes de maisons closes de Degas.
Ce dessin de jeunesse de Edgar Degas, exécuté vers 1860, provient de la succession Degas et s’inscrit dans la période de formation de l’artiste. Réalisé au crayon graphite sur papier gris-vert, il témoigne d’une étude rigoureuse des volumes et de la posture.
L’œuvre évoque l’interprétation personnelle d’une peinture ou d’une sculpture, probablement observée par Degas lors de son séjour en Italie entre 1856 et 1860. Le titre Portrait de scène théâtrale suggère une figure pensée comme acteur, intégrée dans une construction presque scénique.
L’influence de l’Antique se manifeste par la sobriété du traitement et la précision du trait.
Ce dessin annonce déjà l’intérêt durable de Degas pour la théâtralité et la mise en scène du corps.
Cette œuvre tardive de Edgar Degas, Femme s’essuyant après le bain (vers 1898), appartient à la série emblématique des femmes à la toilette, thème majeur de son œuvre. Exécutée au crayon graphite, au fusain et rehauts de pastel sur papier brun, elle se distingue par la richesse des textures et la vigueur du trait.
La figure féminine, saisie dans un geste intime et non idéalisé, traduit le regard analytique et moderne de Degas sur le corps. La composition resserrée renforce l’impression de proximité et d’instantané.
Dédicacée à Mme Charpentier, elle témoigne des liens de l’artiste avec le cercle intellectuel et artistique de la rue de Grenelle. Cette oeuvre dialogue avec d’autres variantes du même thème conservées dans le catalogue raisonné, notamment les MS 3174 et MS 4095.